Entropia, Samuel Alexander

Une journée de voyage en train entre Alpes et Cévennes m’a enfin permis il y a quelques jours de me plonger dans le livre « Entropia » de Samuel Alexander.

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Il m’avait été offert il y a quelques mois par un ami qui en est le traducteur français, Guillaume Dutilleux.

Le sujet du livre est la description d’une expérience de vie, après l’effondrement de la civilisation industrielle.
Entre roman et essai, cette « Utopie » décrit les succès et difficultés d’une vie non basée sur l’exploitation de ressources non renouvelables…

 

Parmi les thèmes, des plus terre-à-terre aux plus fondamentaux, plusieurs font échos à des débats actuels sur Grenoble et en France :

  •  toilettes sèches « à une époque où l’eau douce se fait plus rare, la vieille tradition d’envoyer les déjections humaines dans l’eau potable nous semble maintenant non seulement étrange mais aberrante »
  • habitations en dur « les indiens auraient-ils été avisés d’abandonner les wigwams en échange de 40 ans de labeur pour un logement plus « civilisé » ? La rationalité économique de ce choix serait douteuse, en effet. »
  • démocratie participative, tirés au sort et experts…
  • revenu universel,
  • nature en ville « arroser les graines de produits chimiques afin de préserver une apparence luxueuse, en ville comme en banlieue, dans l’espoir que la nature ne ferait pas irruption dans la propreté impeccable de la vie civilisée »
  • contrôle des naissances « pour garantir les libertés du futur nous avons dû restreindre les libertés du présent »,
  • respect des lois et règles « tout ce que nous pouvons faire est de publier la loi comme une règle acceptée démocratiquement, expliquer clairement son principe, et croire en l’avènement d’une culture qui le respecte »

… et sans prétendre que l’expérience aboutisse à la perfection bien sûr « une société dans laquelle il n’y aurait aucun désaccord ou conflit ne serait pas une société humaine – et même si une telle société devait voir le jour, elle risquerait d’être terriblement ennuyeuse »

Pour ne rien gâcher, la première partie du livre, avant un rebondissement dans l’histoire, s’achève par l’ascension en solitaire d’un sommet…et un lever de soleil.

« la sérénité dans la vie demande une pratique régulière de la solitude »

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Je n’ai pas le talent ni de faire une analyse littéraire, ni une analyse technique du livre, qui n’est pas exempt de défauts…je vous invite à vous faire une idée par vous même !

Un commentaire par son auteur :

http://www.steadystate.org/entropia-life-beyond-industrial-civilisation/

Pour le commander, privilégiez le site de l’éditeur ou vos libraires locaux.
Je peux aussi le prêter aux grenoblois…

https://libre-solidaire.fr/Entropia

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Un an et quelques sans MA voiture : bilan

En septembre 2016 j’avais profité d’une opération « Sans Ma Voiture » organisée à Grenoble pour décider, dès novembre, de revendre ma voiture pour n’avoir plus de véhicule personnel. J’ai déjà raconté ici l’expérience :

https://guillaumelaget.wordpress.com/2016/11/13/6-semaines-sans-ma-voiture/

Le changement ne concernait pas tant la vie quotidienne et les trajets domicile-travail – déjà principalement à vélo – mais l’accès à la montagne, que j’allais principalement effectuer avec l’autopartage profité par Citélib/Citiz.

Plus d’un an plus tard il est temps de faire le bilan…

* D’octobre 2016 à septembre 2017 j’ai parcouru 4850km avec Citiz, pour un montant tout compris (abonnement, trajet, essence, assurance, place de stationnement réservé, entretien, etc…) de 2200 euros, soit 45 centimes du kilomètre. De janvier à décembre 2017 chiffres comparables (2400€ pour 5400km).
Il faut rajouter à cela environ 15% d’utilisation de voiture empruntées ou louées à d’autres particuliers famille amis, seul ou en co-voiturage.

Au bilan, cela me semble tout à fait valable par rapport à l’acquisition-entretien d »une voiture neuve, pour faire dans les 5000km par an.

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En pratique je n’ai jamais rencontré de gros problème avec Citiz : toujours une voiture disponible à quelques centaines de mètres et au pire du pire 2km, en ne réservant que quelques minutes avant le plus souvent.
Au chapitre des petits ratés : une voiture introuvable une fois, une en panne, à chaque fois remplacée rapidement par un appel à la centrale.
Une fois des pneus neige manquants, début novembre.

* Pour les longs trajets, pour aller retrouver de la famille et des amis ayant une voiture sur place : le train ! Vers Gap, Saint-Crépin, Avignon, le Gard.
Je n’ai pas testé la possibilité d’utiliser des voitures Citiz partout en France, ni de voiture de location.

* Un effet notable de payer diretement chaque trajet (plutôt qu’un gros montant à l’achat de la voiture ou annuel – assurance, entretien, …) est que j’ai eu tendance à réduire les distances dans le choix des randonnées, à parfois tenter le vélo (col de Porte), la marche (Néron depuis Saint-Martin-le-Vinoux), vélo + train pour Lus-la-Croix-Haute…

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ou à préférer aller marcher directement à pieds depuis Grenoble plutôt qu’en « vraie » montagne.
Sans avoir l’impression de me priver en terme d’effort physique ou de photographies.

Bref, une expérience totalement concluante.

Prochaine étape peut-être : le vélo électrique pour l’accès aux points de départ de randonnées à moins de 30-40km de Grenoble…?

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Rétrospective 2017

4 janvier 2018 1 commentaire

En 12 images : retour sur 2017 en photos.

 

Janvier : un peu de neige sur Grenoble. Les gens s’élancent à pied, crampons…voire ski.

Neige sur les pentes de la Bastille

Février : les Demoiselles Coiffées d’Eygliers

Demoiselles Coiffees du Merdaret, site haut

Mars : la Grande Roche, Belledonne

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Avril : bouquetins au sommet du Grand Veymont

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Mai : crêtes du Vercors, depuis le sommet du Grand Veymont encore

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Juin : la vire aux Ancolies, Vercors oriental

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Juillet : falaises du Dévoluy…brèche Faraut versant extérieur du massif.

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Août : la Combe Madame, Belledonne

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Septembre : premières neiges sur la Grande Lance de Domène. Les Trois Pics de Belledonne.

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Octobre : depuis le Grand Eulier, nuages sur les vallées

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Novembre : falaises du Vercors…et du Néron

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Décembre : coucher de soleil depuis Chamrousse

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Rocher Badon

Ces quinze derniers jours d’août 2017 ont été très peu favorables à la photo et à la randonnée : chaleur, ciel souvent laiteux (heureusement les champignons bien présents en altitude ont compensé !).

J’ai néanmoins eu l’occasion de commencer la série des « grosses randos d’automne en Belledonne » par un tour du Rocher Badon…

Ce sommet, voisin du Rocher Blanc le plus haut sommet accessible à pied sans devoir « mettre les mains », dépasse lui aussi les 2900m avec un accès pédestre.

 

Départ de Fond-de-France dans la chaleur vers 16h30, donc…montée heureusement en forêt en versant Nord pour arriver sur le plateau des Sept Laux. C’est le moment de quitter tous sentiers pour rejoindre le col de l’Île :

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puis la crête de Mouchillon :

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Le soleil descend vite et j’arrive au sommet de cette crête, en vue du Rocher Badon, pile au moment où le soleil disparaît…

L’objectif de demain est en vue : le Rocher Badon à gauche, le Rocher Blanc à droite, et au centre le col du Rocher Blanc, pour lequel je n’ai pas trouvé de topo ou autre confirmation qu’il passe bien en été.

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On verra bien…pour le moment la nuit arrive, et la Voie Lactée aussi :

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Départ à 5h40. Le vallon menant au col est facile, et finalement, le col ne passe pas trop mal (merci à la carte IGN qui indique bien grâce aux courbes de niveau la zone où le terrain est le moins raide). Mélange de caillasses, de dalles blanches et de terre…

Arrivée pile pour le lever de soleil !

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Panorama du Rocher Blanc à l’aiguille de Marcieu. On voit un petit bout du reliquat de glacier de la Combe Madame à droite. Dernières années…

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Au sommet du Rocher Badon, vue sur certains des « Sept Laux » (il y a bien plus que sept lacs sur ce plateau) et le pic de la Belle Étoile :

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En plein soleil dans ce vallon très minéral, il est agréable de retrouver, dans la descente, une source qui coule directement de deux petites failles dans la roche..pile sous le Rocher Badon :

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1000m plus bas, c’est enfin le retour à la verdure, aux abords du refuge de la Combe Madame :

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Quelques cèpes ramassés sur la fin du trajet permettront de finir en beauté la randonnée !

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La visiteuse du soir

La nuit de la chauve-souris ce week-end http://www.nuitdelachauvesouris.com/ est l’occasion de vous montrer une image prise cet été dans une
vieille maison des Cévennes.

 

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Depuis toujours, il arrive relativement souvent qu’une chauve-souris, le soir, vienne faire un tour ou deux en volant dans la chambre autour de l’ampoule qui attire les insectes.

Mais ce soir là, début août, la visiteuse du soir était posée au plafond, près de la fenêtre ! Petit point noir sur l’image…et en détail à côté.

La visite ravie des enfants et la lumière ne l’ont pas fait fuir tout de suite. Elle n’est ressortie continuer sa chasse seulement au bout de quelques minutes.

 

Pour les grenoblois, c’est aussi l’occasion d’attirer votre attention sur le projet proposé au budget participatif cette année, qui vise par la pose de nichoirs et autres aménagements à favoriser leur retour naturel en ville : http://www.grenoble.fr/projet/265/1108-nichoirs-chauves-souris-hirondelles-et-mesanges.htm N’hésitez pas à aller voter pour lui du 10 au 14 octobre.

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La Brèche de Faraut

Située sur les crêtes Nord du Dévoluy, entre le pic Pierroux et le col de Rabou, la Brèche de Faraut est un replat bien visible de loin sur la ligne de crête.

 

Ici, photographiée depuis l’intérieur du massif :

 

 

et là, depuis le Nord, la brèche se trouve juste à la limite des nuages :

Les cretes nord du Devoluy entre les nuages qui recouvrent la breche de Faraud et les pentes du Pic Pierroux

 

Je l’avais bien entendue photographiée maintes fois depuis 15 ans…mais sans jamais lui rendre visite. C’était même sans certainement le dernier « lieu » (col, sommet, …) emblématique du massif que je ne connaissais pas.

Vendredi 14 juillet, juste après le feu d’artifice à Grenoble,

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j’ai pris la route de Gap pour m’arrêter vers Chauffayer, après quelques kilomètres d’une piste qui s’enfonce vers les falaises qui bordent le Nord du massif du Dévoluy.

Le versant Sud, dans l’intérieur du massif, est certainement moins raide, mais en cette saison et en pleine nuit difficile de savoir si les champs ne sont pas occupés par des moutons et surtout des patous vigilants et agressifs. Départ prévu donc sur ce côté forestier puis très raide, et peu propice à l’élevage…

Deux petites heures de sommeil, et à 3h30, c’est parti ! Dédale de pistes et sentiers dans la forêt…quelques hésitations et demi-tours, et un peu avant 4h j’arrive en terrain dégagé et hors-sentier, sous les falaises. La lune est encore bien haute dans le ciel, et la Brèche est en vue, à droite de cette image.

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Sur 200 mètres la fin est vraiment très raide, en herbe puis en rocher. Piolet bienvenu !! En revanche la Brèche elle-même est agréable, beau tapis d’herbe. Il est 5h40 et il reste encore une centaine de mètre à remonter vers le Nord-Ouest sur la crête, petits passages « avec les mains » pour arriver sur un point de vue plongeant. Et les premiers rayons arrivent.

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Au loin, quelques nuages bas de vallée sous la Tête et le Roc de Garnesier. Classique !

 

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Panoramiques, en regard vers le Sud-Est puis le Nord-Ouest ; on voit l’Obiou qui dépasse :

 

 

Descente à suivre, avec précautions…cailloux puis herbes…

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Entre Drôme et Hautes-Alpes, semi-raté

La météo annonçant des nuages sur l’Isère et du soleil sur les Hautes-Alpes, je choisis samedi de tenter ma destination favorite dans ces conditions…la Tête de Garnesier !

Départ en train samedi après-midi, arrivée à Lus-la-Croix-Haute et départ à vélo de la gare. De beaux rayons de soleil apparaissent à la limite entre Drôme et Hautes-Alpes.

 

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Mais, si le ciel sera effectivement bleu sur les Hautes-Alpes, malheureusement les nuages ne lâcheront pas les crêtes du Dévoluy.

 

La nuit, au Pas l’Agneau, sera glaciale et en plein vent, à observer les étoiles sur la moitié du ciel.

Au matin, je me contente de monter à la Tête des Ormans toute proche, beau lever de soleil dans la tempête mais peu de sommets visibles…

 

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Semi-déception donc, mais le soleil revient sur le retour dans l’après-midi et la gare de Lus fleurie est toujours aussi agréable.

 

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Au retour, 6 vélos dans le train (bien rempli par ailleurs) pour 2 places..mais on s’arrange 😉

 

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