Lucky Luke au Néron

J’ai déjà parlé ici fin décembre de la silhouette de Lucky Luke situé sur la crête du Néron qui domine Grenoble.

Une telle curiosité ne peut que motiver les enfants !! Départ le dimanche 1er janvier au dessus de la mer de nuages et de pollution qui couvre l’agglomération depuis quelques temps…

 

La montée par la passerelle Hippolyte Müller depuis le hameau de Narbonne à Saint-Martin-le-Vinoux est un peu délicate : après une montée parfois raide en forêt, le sentier commence à longer la falaise.

Un câble en bon état permet de longer le vide. Plus hauts, quelques passages moins étroits mais bien exposés en cas de glissade sur un sol terreux demandent beaucoup d’attention.

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Au dessus, on chemine entre petits arbustes, dalles rocheuses et passages « avec les mains », plutôt un peu plus techniques que ce qui précède mais beaucoup moins exposé (c’est plus haut que la traversée du Néron s’apparente à de l’alpinisme).

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On est en vue de la silhouette : tout en haut de ce bout d’arête !!!

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Et voilà, c’est fait…! Un peu moins de deux heures pour arriver là, environ 650 mètres de dénivelé.

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On pose à côté de l’homme qui tire plus vite que son ombre…

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et c’est le moment d’attaquer la descente…

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Descente par le même chemin, la traversée complète sera pour dans quelques années…on profite d’un beau coucher de soleil sur la crête avant de plonger à l’ombre, puis dans le noir, et de finir à la frontale.

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Falaises du Saint-Eynard

26 décembre 2016 1 commentaire

Nouvelle randonnée à vélo et pieds depuis Grenoble toujours bien polluée mercredi dernier…

C’est l’occasion de découvrir Corenc et surtout un petit sentier (visible sur Open Street Map mais pas sur IGN) qui permet de couper « droit » dans une petite barre rocheuse pour éviter le détour par le col de Vence pour rejoindre vers 1000m la bifurcation entre le sentier « normal » et le sentier du Pas Guiguet.

 

Sortie des nuages sur ce sentier menant au Pas Guiguet, et premières lueurs sous les nuages élevés.

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puis un peu plus tard, un peu plus haut, lumière moins rouge mais plus de reliefs.

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puis ensuite, un peu à l’écart du sentier, un beau point de vue sur les falaises pour le lever de soleil.

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et vue plongeante sur la mer de nuages :

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et en version panoramique :

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Le Néron, Nord et Sud

21 décembre 2016 4 commentaires

Le challenge « montagne sans voiture » continue. Comme la pollution…

Après la sortie à Lus-la-Croix-Haute samedi 10, quelques montées juste à la Bastille ou au Rachais la semaine suivante.

Puis vendredi 16 et samedi 17, beau temps annoncé.

En plein épisode de restrictions de circulation sur le bassin grenoblois (restrictions légères, trop légères, et jusqu’au premier janvier pas de verbalisation en cas de non-respect…mais enfin quand même mieux que rien pour une première expérimentation), je me décide pour visiter le Néron, sommet dominant Grenoble (Saint-Égrève et Saint-Martin-le-Vinoux, pour être précis) et que je connais peu : une visite avant l’incendie de 2003, et la suivante seulement l’an dernier après une longue phase d’interdiction du sommet.

 

Vendredi co-voiturage avec un ami qui monte de toute manière jusqu’au col de Clémencières, montée vers le sommet Nord du Néron, puis redescente à pied sur la mairie de Saint-Martin-le-Vinoux où j’ai laissé un vélo.

Le point de vue est toujours aussi sympathique mais dommage pour le ciel un peu trop voilé..

 

 

Samedi, rebelote mais sur le Sud : vélo jusqu’à la mairie, puis montée à pied jusque sur les premiers « vrais sommets » de la crête.

Je suis muni d’un petit boîtier de mesure des particules fines PM10 prêté par un ami qui participe à une expérimentation de prêts de tels boitiers par Air-Rhône-Alpes, la Métro, etc. L’enregistrement ne se fera pas en continu, et seulement sur une partie de la montée, mais il est néanmoins instructif :

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De Grenoble à la forêt au dessus du hameau de Narbonne, vers 600m d’altitude, les mesures dépassent les 50 microgrammes par mètre cube avec des pointes à 80. Le seuil d’information étant fixé à 50 et le seuil d’alerte à 80.

 

En revanche dès 700m d’altitude, on sort visuellement de la « brume » peu épaisse…et les taux s’effondrent à 10 ou 15 microgrammes par m^3. Mais même sans ce bug technique (perte de liaison avec l’appareil de mesure) les taux seraient probablement restés identiques.

 

Au dessus, c’est de la randonnée aérienne bien que jamais difficile : passage un peu raide et câblé, début de crêtes dans les arbustes, arrivée au « belvédère Lucky Luke ». Installé dans les années 80, la légende dit que la fumée de sa cigarette causait la pollution…enlevé quelques années après il a été remis en état et réinstallé voici quelques années. La pollution n’ayant pas disparu entre temps, il est quand même probable que les feux ouverts et appareils de chauffage au bois mal réglés et les voitures soient nettement plus coupables que sa cigarette !!

 

 

Quelques fleurs n’ont pas bien compris que mi-décembre, il devrait faire froid…

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Et au dessus, on arrive au coucher de soleil dans une ambiance très aérienne…à seulement 2h à pied de Grenoble et 1200 mètres d’altitude…

 

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Le coucher de soleil approche…

 

Un dernier rayon et c’est la descente. À pieds, vélos : 1h30 plus tard, c’est le retour au centre de Grenoble…

 

Prochain objectif : une traversée des arêtes entre le Sud et le Nord, il ne restait pas grande longueur à parcourir sur la crête entre ces deux randonnées.

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Randonner en période de pic de pollution

14 décembre 2016 3 commentaires

Anticyclone et pollution persistante et plutôt en hausse sur Grenoble et les environs depuis début décembre 2016, et cela devrait durer. C’est l’occasion d’essayer, jusqu’à la fin du pic, de ne plus utiliser du tout de voiture même de co-voiturage ou autopartage pour aller marcher.

Le super site Changer d’approche http://www.changerdapproche.org/ (lancé par l’association Mountain Wilderness et le site de partage d’informations montagne CampToCamp) recense déjà les multiples possibilités d’aller en montagne depuis les villes en utilisant au maximum les modes de déplacements doux. Mais pour ma pratique habituelle de sorties du soir ou du matin pour photographier les levers ou couchers de soleil, et de sorties très courtes, au plus une demi-journée et souvent moins (retour avant 10h à Grenoble le matin ou départ dans l’après-midi…) c’est quand même assez compliqué de faire coïncider les horaires.

L’hiver aide un peu de ce point de vue, et comme samedi était en plus une journée de mobilisation en soutien aux lignes ferroviaires des Alpes du sud et en particulier la ligne Grenoble-Gap…direction Lus-La-Croix-Haute !

Départ donc de la gare de Grenoble, avec le vélo dans le train, à 12h09.

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Arrivée en gare de Lus-la-Croix-Haute à 13h37, et départ immédiat…La route jusqu’au point de départ de la balade fait une dizaine de kilomètres, pour environ 300 mètres de dénivelé, sans grande côte : heureusement car le Métrovélo n’est pas franchement prévu pour !

Arrivée vers 14h30 donc, il reste environ 1100m de dénivelé pour rejoindre la Tête du Lauzon en passant par le lac gelé du Lauzon et les crêtes.

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Les chamois sont là…

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Et le coucher de soleil arrive !


Il est temps de descendre…et de retrouver le vélo vers 18h15. En descente, c’est beaucoup plus rapide…

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Arrivée vers 18h45 le temps de faire quelques courses à l’épicerie de Lus, et je rejoins la gare où j’ai une heure d’avance sur le train. Et puis retour à Grenoble.

Dimanche après-midi et mardi matin, après quelques hésitations pour d’autres sommets (Néron ou Saint-Eynard) proches de Grenoble, je me contenterai finalement de deux montées rapide au Rachais qui domine la ville, en passant par la Bastille. 750 mètres de dénivelé agréable et qui propose une belle vue sur la ville…et la pollution ?

Jusqu’à la fin du pic ou un départ vers le 25 décembre pour une semaine dans les Hautes-Alpes, les prochaines sorties seront sans doute du même type : accès à vélo/pied depuis Grenoble pour les sorties courtes, et à partir des vacances : train jusqu’à Clelles ou Lus pour d’autres « hauts sommets » : Tête Chevalière, Rocher du Parquet, Tête de Garnesier, Rocher Rond, … ?

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Bouquetins métropolitains…et du Vercors

Après une splendide semaine de beau temps très photogénique qui coïncidait parfaitement avec la semaine de vacances universitaires…le mois de novembre a été bien perturbé, gris pluie et grosses chutes de neige…et puis comme c’est le cas systématiquement depuis plusieurs années, ces premières chutes de neige sont vite effacées sauf à haute altitude par un phénomène de vent du Sud chaud.

Et puis 10 jours, l’air est plutôt pollué et l’absence de neige et de mers de nuages peu photogénique.

 

Quelques sorties quand même, dont une pour croiser les bouquetins (et de nombreux chamois) sur un sommet peu fréquenté, situé à la fois sur le territoire du Parc du Vercors et dans la Métropole Grenobloise : le Ranc des Agnelons, entre le col Vert et les arêtes du Gerbier. Accès possible parfois en car TAG Flexo 44…

 

Accès un peu raide (voire très raide) sur une trace mal marquée, mais ça monte, ça monte…Et au sommet en ce matin-là, du soleil au dessus d’une mer de nuages assez haute (1800m environ), et surtout..des bouquetins nombreux, jeunes et femelles, un mâle en début de rut, et au loin d’autres mâles.

 

 

 

Et sinon, crêtes et nuages au programme :

 

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6 semaines Sans Ma Voiture

13 novembre 2016 6 commentaires

Six semaines après avoir commencé l’opération #SansMaVoiture , un premier bilan de mes déplacements depuis début octobre :

Vélo :  pour tous les déplacements au quotidien sur Grenoble et dans la partie urbaine de la Métro, j’ai continué à utiliser le vélo comme avant. Quasiment tout le temps et par tous les temps : entre Grenoble-gares, Grenoble-Île Verte, Saint-Martin-d’Hères-Campus et Saint-Martin-d’Hères-Ecole de Musique principalement, au moins un et parfois 2 ou 3 aller-retour par jour.
C’est rapide et pratique, pas de raison de changer.

Tram : seulement quatre fois dans l’intervalle, quand j’avais une bonne raison de le préférer au vélo

Voiture :  pour les sorties en montagne, la période était bien choisie pour « valider » le fait que l’autopartage CitéLib soit une solution parfaitement adaptée ! C’est en effet à l’automne que j’apprécie le plus de sortir en montagne…

Sur les trois premières semaines d’octobre et les deux premières de novembre, 7 sorties avec CitéLib, de 0 à 3 par semaine selon la météo.

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Sur ma semaine de vacances durant laquelle la météo a été formidable, un dizaine de randos en 6 jours plus un aller-retour Grenoble – Seyne-les-Alpes en passant par Gap…je crois que je n’étais jamais sorti autant !

Au final, tout roule. Aucun problème pratique ou technique rencontré avec CitéLib, j’ai à chaque fois en réservant quelques minutes avant seulement, trouvé une voiture libre à moins de 500m de chez mois.

En terme de nombre de sorties, aucun impact négatif donc…

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En terme de kilomètres le fait de payer directement l’usage sans distinguer l’investissement (achat de la voiture), les coûts d’utilisation indépedants du nombre de kilomètres (assurance, stationnement), ceux qui en dépendent mais de manière non-directe (entretien, réparation) et les coûts directs (essence) rend mieux compte du coût réel de la voiture.
Si j’avais fait un calcul rapide tenant compte de mon usage réel montrant que jusqu’à 6000 ou 8000 kilomètres par an l’autopartage était plus intéressant (sans parler du temps passé pour acheter, stationner, entretenir, etc. la voiture ), le fait de payer directement à la sortie (CitéLib revient de 25-30€ environ pour aller à la Dent de Crolles ou au col de Porte, jusqu’à 90€ pour un voyage en Belledonne Nord versant Maurienne) incite quand même à aller un peu moins loin, voire juste au dessus de Grenoble : la fin de nuit et le lever de soleil peuvent y être très sympathiques aussi, au Saint-Eynard par exemple :

Et deux fois, pour des sorties « châtaignes » que j’envisageais en Belledonne Nord, cette question de coût m’a fait me contenter de la colline du Mûrier de Saint-Martin-d’Hères. À quelques kilomètres de vélo du centre-ville de Grenoble, les châtaignes sont aussi abondantes…

Donc au bilan : autant de sorties en montagne, de châtaignes, de photos, de champignons, avec incitation à faire un peu moins de kilomètres quand la météo n’est pas extra et qu’il s’agit seulement de marcher ou cueillir…

Train :  enfin, ne pas avoir de voiture incite aussi à prendre le train…ce week-end, via la belle ligne Grenoble-Gap, un aller-retour pour y voir de la famille, faire une randonnée à 1900m d’altitude à pied depuis le centre-ville de Gap le vendredi soir et – en empruntant une voiture – une autre le lendemain matin à 15 kilomètres de Gap. Et lire, écrire, travailler 3h dans le train + tram est plus enrichissant que conduire 2h15…

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 À suivre :  plus contraignant : remplacer une rando avec départ en voiture par des randos depuis Clelles ou Lus, éventuellement aidé d’un vélo mis dans le train. Ou en bus TAG ou Transisère. Mais ce n’est envisageable (pour un randonneur-photographe ) qu’en incluant une nuit en montagne…!

Au final, un bilan très positif et une très forte probabilité que je laisse définitivement la voiture à l’issue des 2 mois de l’opération.

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Trump, Cohen, Democracy…

« …a great American, in whose symbolic shadow we stand today… » comment ne pas penser à ce discours de Martin Luther King sous la statue de Lincoln, en voyant le nouveau président-élu des USA, placé justement sous le buste de Martin Luther King par un président sortant facétieux pour leur premier entretien à la Maison Blanche.

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Mercredi matin je postais sur les réseaux sociaux cette chanson de Léonard Cohen

avant d’apprendre sa mort vendredi. Cela aura pu être à cette chanson-ci aussi

datant de 1992, l’année où Clinton avait été élu pour la première fois…

Sinon que dire, la citation

« If I were to run, I’d run as Republican. They are the dumbest group of voters in the country. They believe everything on Fox News. I could lie and they’d still eat it up. I bet my numbers would be terrific.”

faussement attribuée à Trump résume quand même bien l’impression que donne le personnage…

Si lui sera sans doute capable de dire tout et son contraire pendant 4 ans, l’équipe derrière est malheureusement plus sérieuse et stable, et avec la Présidence, le Sénat, la Chambre, bientôt la Cour Suprême…sans croire à la « fin du monde » que certains prédisent, les années à venir ne vont pas être très drôles pour beaucoup de gens aux USA et ailleurs.

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