Encore une « petite » sortie…
Dimanche matin, c’est encore une « petite » sortie que j’ai faite. La mer de nuages annoncée pousse à monter en altitude. La neige, tombée en quantité, avec les risques d’avalanche et les difficultés de déplacements associées, incite plutôt à rester raisonnable.
Du coup, direction le pic Saint Michel, grande classique de proximité…et en fait, même pas le Pic Saint-Michel, mais la crête située légèrement au nord où j’avais l’an passé repéré des points de vue sympathiques mais sous une lumière médiocre : j’attendais l’occasion d’y retourner.
Même pas le pic Saint-Michel, donc, et même pas depuis le point de départ le plus classique, le parking de Allières, mais départ du stade de neige, 200m plus haut, comme un jour de grosse flemme.
Autrement dit, il reste 500m de dénivelé à faire : une heure, en été…j’ai mis près de 2h15 hier. Après une petite portion de piste damée, plus une trace et 30 ou 40cm de neige fraîche sur le sentier, que je quitte pour monter, au moins raide, sur la crête…Avec en moyenne de la neige jusqu’au genou, parfois à mi-cuisse, tout le long…Arrivée sur la crête à l’instant même où le soleil apparaît…

On voit bien les superbes corniches sur la crête : les bâtons sont bien utiles pour m’assurer à chaque pas que je vais bien mettre le pied sur le rocher (caché par 20 ou 40cm de neige), et pas sur 500m de vide…
Le Moucherotte au loin reçoit lui aussi els premiers rayons, sur une face toute platrée de neige :

Un peu plus tard, la lumière commence déjà à blanchir :

Et un coup d’oeil en arrière permet de voir une dernière fois le pic Saint-Michel avant de redescendre..

300m de dénivelé seulement…
Eh bien, ces jours-ci on va dire que je redécouvre les joies de la « petite randonnée » !!!
Trois sorties dimanche matin, dimanche soir et ce mardi matin, à chaque fois à peine 300m de dénivelé, entre 1500m et 1700m pour le point culminant…mais dans un paysage et une ambiance transfigurés par la présence de la neige !!
Sans trace et dans 50 à 80cm de neige pas encore tassée ni durcie, avec le froid et le vent, c’est finalement une expérience plus fatiguante que faire 800 ou 1000m de dénivelé en été : une grosse heure à 1h30 à souffler pour arriver au sommet…pour ce qui en été aurait pris une demi-heure de promenade ! Là les raquettes, qui s’enfoncent à chaque pas de 20 ou 30cm, passent parfois à travers toute la couche et il faut pousser à fond sur les bâtons pour arriver à « ressortir »..
Mais à chaque fois le soleil jouait avec les nuages et les lumières étaient vraiment splendides….
Petit échantillon pour dimanche matin, le coucher de lune et le lever de soleil simultanée derrière et sur les falaises du pic de Bure…

Tirages photo, tirages d’art, …
D’un point de vue légal, en France, un auteur-photographe peut vendre uniquement des tirages limité à 30 exemplaires et réalisés sous son contrôle. Et cela, indépendamment de la qualité de l’image comme de celle du tirage lui-même.
Les photographes proposent donc, dans ce cadre, des tirages de nature très variable, en qualité comme en prix.
Je suis tombé récemment, sur un forum de photo nature auquel je participe (Beneluxnaturephoto) sur une discussion assez intéressante sur le prix que les gens sont prêts à mettre pour acquérir un tirage. Parallèlement sur le blog de Didier Vereeck plusieurs billets ont récemment eu pour sujet ces notions de tirages d’art, de reproduction (voir par exemple ce billet.
J’avoue que je me sens souvent un peu « à côté » de l’opinion de nombreux photographes qui cherchent à présenter et insister sur l’aspect limité du tirage : en souhaitant limiter non pas seulement 30 exemplaires mais à 5, voire un seul, les tirages, ou en insistant sur la qualité extrême du tirage, ou en (auto)-limitant les autres types de reproduction d’une image vendue en tirage limité. Dans l’idée je pense de se rapprocher du marché de l’art, de la peinture, … où l’oeuvre unique est souvent une limitation pratique.
Il me semble que cela est un peu en contradiction avec l’intérêt de la photo, qui est de permettre justement (par rapport, par exemple, à la peinture) une reproduction quasi-illimitée d’une oeuvre.
Depuis quelques années, je me contente de proposer des tirages de type ‘fine art’. Autrement dit : de qualité, imprimé sur traceur avec des encres à longue durée de vie, pour un tarif qui sera de l’ordre de 3 fois le coût de revient (la « marge brute » étant à relativiser par le temps de préparation du fichier et récupération de l’image, et les impôts prélevés ensuite).
Mais c’est une situation finalement assez peu satisfaisante : le temps passé (pour récupérer le tirage, l’emballer et l’expédier ou le remettre) n’est pas négligeable…et, pour l’acheteur, payer 30 à 100 euros (selon le format) pour une image unique n’est quand même pas un prix anodin…voire rédhibitoire.
Par ailleurs, je n’ai pas du tout l’esprit « oeuvre d’art » quand j’apprécie des images d’autres photographes : je préfèrerai souvent un livre présentant beaucoup d’images, un texte, « une histoire » à une image seule, (même avec un tirage, collage, encadrement…parfaits). J’ai l’impression (peut-être fausse) que cela correspond plus à l’état d’esprit des gens qui apprécient les images de montagne, plus attiré par le sujet, la lumière, … que par l’aspect purement « oeuvre ».
Qu’en pensez-vous ?
Mais cela dit, j’ai commandé récemment quelques tirages sur différents supports à Pascal Bourguignon, qui est une référence dans le domaine de la photo nature pour tous les tirages…peut-être changerai-je d’avis ?
Ski, voyage…
Je n’y suis pour rien…ni texte ni photo ! Mais je vous propose de découvrir aujourd’hui :
- un DVD : « Sur les traces du paradis blanc », invitation à la découverte de nos massifs en ski de randonnée nordique.
A découvrir sur
le site skirandonneenordique.com.
- un livre en souscription : la Terre vue d’une chariotte, récit d’un voyage autour du monde de deux amis, Ben et Sylvette, et leur très jeune fils Zian ! A commander avant le 7 février…plus de détails et quelques images sur leur site.
Quand à mon projet « Dévoluy » au sujet duquel je vous ai demandé votre avis il y a quelques temps, la couverture semble choisie…ou plutôt « les » couvertures » : à suivre très bientôt, la sortie est prévue pour le mois de mars.
Mont Aiguille : « nouvelle » vue
Maintenant que j’ai, à l’automne et en début d’hiver, pu trouver les conditions que je souhaitais vers le rocher de Pansaret (voir ce billet) pour photographier le Mont Aiguille, je m’intéresse au pierrier situé au pied
du sommet. Je ne crois pas avoir déjà vu de photo prise de là.
Un répérage à l’automne m’avait convaincu que l’hiver pourrait être la meilleure saison : pour l’orientation du soleil qui éclaire dans l’axe du
ravin, pour l’effet du « blanc » qui met en valeur les différentes couches de roche, et enfin pour l’ambiance générale de la sortie.
En effet, bien que très courte et à basse altitude (1300m au plus haut), et presque anodine en été, cette randonnée prend en présence de neige des allures d’expédition : l’itinéraire emprunte, sur une durée plus ou moins longue, les lits des torrents qui coulent du Mont Aiguille vers Trésanne et on progresse entre deux murs de 2 voire 3 ou 4m de haut par endroits. Le sol de rochers et petits blocs est assez délicat même si on peut ne passer qu’un court moment dans ce torrent.
Au moins une randonnée hivernale où l’on risque plus de se tordre la cheville que de déclencher ou recevoir une avalanche !!
Mais très vite le Mont Aiguille, que l’on a aperçu du point de départ et au fil de la randonnée, offre sa face nord-est au regard…




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