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Le Néron, Nord et Sud

Le challenge « montagne sans voiture » continue. Comme la pollution…

Après la sortie à Lus-la-Croix-Haute samedi 10, quelques montées juste à la Bastille ou au Rachais la semaine suivante.

Puis vendredi 16 et samedi 17, beau temps annoncé.

En plein épisode de restrictions de circulation sur le bassin grenoblois (restrictions légères, trop légères, et jusqu’au premier janvier pas de verbalisation en cas de non-respect…mais enfin quand même mieux que rien pour une première expérimentation), je me décide pour visiter le Néron, sommet dominant Grenoble (Saint-Égrève et Saint-Martin-le-Vinoux, pour être précis) et que je connais peu : une visite avant l’incendie de 2003, et la suivante seulement l’an dernier après une longue phase d’interdiction du sommet.

 

Vendredi co-voiturage avec un ami qui monte de toute manière jusqu’au col de Clémencières, montée vers le sommet Nord du Néron, puis redescente à pied sur la mairie de Saint-Martin-le-Vinoux où j’ai laissé un vélo.

Le point de vue est toujours aussi sympathique mais dommage pour le ciel un peu trop voilé..

 

 

Samedi, rebelote mais sur le Sud : vélo jusqu’à la mairie, puis montée à pied jusque sur les premiers « vrais sommets » de la crête.

Je suis muni d’un petit boîtier de mesure des particules fines PM10 prêté par un ami qui participe à une expérimentation de prêts de tels boitiers par Air-Rhône-Alpes, la Métro, etc. L’enregistrement ne se fera pas en continu, et seulement sur une partie de la montée, mais il est néanmoins instructif :

neron_pm10

De Grenoble à la forêt au dessus du hameau de Narbonne, vers 600m d’altitude, les mesures dépassent les 50 microgrammes par mètre cube avec des pointes à 80. Le seuil d’information étant fixé à 50 et le seuil d’alerte à 80.

 

En revanche dès 700m d’altitude, on sort visuellement de la « brume » peu épaisse…et les taux s’effondrent à 10 ou 15 microgrammes par m^3. Mais même sans ce bug technique (perte de liaison avec l’appareil de mesure) les taux seraient probablement restés identiques.

 

Au dessus, c’est de la randonnée aérienne bien que jamais difficile : passage un peu raide et câblé, début de crêtes dans les arbustes, arrivée au « belvédère Lucky Luke ». Installé dans les années 80, la légende dit que la fumée de sa cigarette causait la pollution…enlevé quelques années après il a été remis en état et réinstallé voici quelques années. La pollution n’ayant pas disparu entre temps, il est quand même probable que les feux ouverts et appareils de chauffage au bois mal réglés et les voitures soient nettement plus coupables que sa cigarette !!

 

 

Quelques fleurs n’ont pas bien compris que mi-décembre, il devrait faire froid…

S_16_12_Neron_Sud_05.jpg

 

Et au dessus, on arrive au coucher de soleil dans une ambiance très aérienne…à seulement 2h à pied de Grenoble et 1200 mètres d’altitude…

 

S_16_12_Neron_Sud_07.jpg

Le coucher de soleil approche…

 

Un dernier rayon et c’est la descente. À pieds, vélos : 1h30 plus tard, c’est le retour au centre de Grenoble…

 

Prochain objectif : une traversée des arêtes entre le Sud et le Nord, il ne restait pas grande longueur à parcourir sur la crête entre ces deux randonnées.

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Catégories :brève de rando
  1. SebL
    23 décembre 2016 à 0 h 34 mi

    Resalut,
    Sur la base de tes mesures, si je comprends bien, la limite visuelle de la brume correspond à la limite de la couche à fortes teneurs en particules fines. C’est un constat classique sur Grenoble ? car, il me semble, avoir entendu des choses contradictoires à ce sujet.

    • guillaumelaget
      23 décembre 2016 à 9 h 53 mi

      J’aimerais bien avoir des infos précises à ce sujet…A mon avis (juste un avis avec quelques justifications mais rien de prouvé) :

      Si il y a deux couches d’air, une partie basse « polluée » avec polluants bloqués, et une partie haute « pure », et si les conditions de température et pression font que la vapeur d’eau est visible en bas, c’est toute la couche basse qui risque d’être concernée par ce phénomène, donc la brume visible et la pollution seront au même endroit.

      Mais cela dit :

      – on peut avoir de la pollution sans brume (samedi précédent lors de ma rando en Dévoluy : visibilité extra depuis Grenoble mais air aussi pollué que le samedi suivant),

      – on peut avoir de la brume sans pollution (c’est le cas souvent dans la vallée du Grésivaudan parfois à 200m parfois à 2000m, y compris juste après un gros épisode de pluie donc sans pollution),

      mais quand on a à la fois des brumes et de la pollution, sans doute que c’est dans la même masse d’air donc que cela coïncide, comme sur ces photos du Néron…

  2. 24 décembre 2016 à 18 h 45 mi

    Ma question/remarque portait essentiellement sur les particules fines. car je pense que le profil vertical de pollution n’est pas le même suivant le type de polluants…

    Un copain bosse chez Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, l’organisme chargé de surveiller la qualité de l’air, si tu souhaites je peux lui demander qq précisions…

    • guillaumelaget
      26 décembre 2016 à 18 h 46 mi

      oui, ça m’intéresse !!

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