Accueil > photo, matériel et techniques > Matériel de bivouac

Matériel de bivouac

Après mon matériel photo, voici une description de mon matériel de bivouac en 3 saisons…

Comme vous vous en doutez, je pratique le bivouac principalement pour la photo. Souvent donc sur des endroits inconfortables et ventés (sommets et autres points de vue intéressants, pour profiter à la fois du coucher de soleil, de l’ambiance nocturne et du lever de soleil), ce qui nécessite un matériel assez chaud. Et aussi léger car ce matériel m’accompagne bien souvent sur la totalité de la rando donc rarement moins de 1500 mètres de denivelé pour un bivouac, souvent plus.

En revanche, je ne sors que pour de courtes périodes (une nuit le plus souvent, rarement deux d’affilée) et par temps relativement clément (il faut pouvoir m’abriter d’une averse ou même un gros orage en soirée, mais en cas de mauvais temps continu je ne sors pas).

Je mange en général peu, et froid, pendant mes sorties. Sur d’aussi courtes périodes cela ne me pose pas de problème.

Avec ces contraintes exposées plus haut, mon équipement (qui est ce que je prends en plus du contenu « normal » de mon sac-à-dos que je décrirai bientôt) convient parfaitement en « trois saisons » voire quatre (hiver par temps beau et doux), c’est-à-dire des températures jusqu’à -10° (voire -15° en l’absence d’humidité et de vent). Bref ce que l’on rencontre sur des sommets à 2500 ou 3000m (mon record de bivouac en altitude étant le Bric Froid dans le Queyras à 3300 mètres, le record de température donné par un petit thermomètre étant – à une altitude moindre – de -18° en fin de nuit) en printemps, été et à l’automne.

Ce matériel se compose de :

– un matelas de sol très isolant Thermarest Neoair XTherm en taille moyenne (168cm). Je compense la dizaine de centimètres manquants soit au niveau de la tête, soit au niveau des pieds, par mon sac à dos. 410 grammes. Je le range roulé dans la hauteur de mon sac-à-dos. On peut gagner 100 ou 150 grammes avec un matelas moins isolant, ce qui se justifie très bien en période chaude…

– un duvet Walden 400 Arklight de 700 grammes, très léger (par rapport à la quantité de duvet) et compressible.

Il s’agit en fait d’un « pied d’éléphant » ou « quilt » (la terminologie n’est pas bien fixée, ni la traduction directe depuis l’anglais quilt = couette très précise). Pour le décrire donc c’est un sac (en plumes) entièrement fermé sauf la seule ouverture côté tête (sans fermeture éclair, il faut un peu d’habitude pour s’y glissser). Il ne comporte pas de capuche (j’utilise celle de ma doudoune), avec le dos composé d’un tissu sans plumes (c’est le matelas qui assure l’isolation, cela permet un petit gain de poids en enlever le duvet de l’endroit où il ne servirait pas car compressé entre le matelas et moi).

Le tissu est très fin et impose, sous peine d’avoir très froid même avec une légère brise, l’utilisation d’un abri ou d’un sursac.

Cet ensemble matelas + duvet est d’un exceptionnel rapport poids-chaleur malgré ces quelques contraintes d’utilisation.

– quand je ne me contente pas de rien (c’est de plus en plus rare…je dois vieillir :-)) ou d’un sursac léger (120 grammes, Bug Net Bivy de Kinpu San) j’emporte une Gatewood Cape de Six Moon Designs qui a deux fonctions : elle peut à la fois servir d’abri léger protégeant totalement de la pluie (sans sol mais la partie haute entièrement fermée, montée à la l’aide d’un bâton de marche), soit de poncho utilisable en marchant. 500 grammes avec un grand nombre de piquets et de ficelles pour un montage correct même sur sol compliqué (caillouteux).

Le voici monté (très à l’arrache) devant les aiguilles d’Arves ce printmps.

Gatewood Cape devant les Aiguilles d'Arves

C’est un peu étroit quand on fait 1m80, et la condensation est assez importante, mais là encore pour une nuit ou deux (il sèche en 10 minutes étendu au soleil en journée) c’est vraiment un gros avantage par rapport à une tente de 2 kilos comme beaucoup de randonneurs en traînent sur toute une rando ! J’en utilisais une encore il y a 10 ans avant de m’en passer complètement puis de revenir à un abri léger pour me protéger principalement du vent (je n’ai pris que 2 fois un gros orage sous cet abri – mais il a alors parfaitement tenu son rôle !).

J’envisage peut-être de laisser tomber l’usage poncho (utilisé une seule fois) pour un tarp à la fois plus grand et plus léger…à voir si je trouve quelque chose qui me convainque.

– Et enfin je complète avec un collant et un tshirt léger pour la nuit (environ 200 grammes l’ensemble).

Mon matériel de bivouac (supplémentaire à ce que je prends de toute manière dans mon sac pour une « simple » randonnée) pèse donc moins de 2 kilos au total. Et je compte 200 ou 300 grammes de nourriture par repas (suffisant pour moi pour des sorties de 24 ou maximum 48h), soit un total de moins de 3 kilos pour deux nuits en montagne. Je pense que c’est sur cet aspect que j’ai le plus optimisé mon matériel par rapport à ce que je vois parfois sur d’autres dos (tente double-toit de deux kilos, duvet de deux kilos aussi, et pas forcément moins chers) !

À suivre…le sac-à-dos et son contenu !

Publicités
  1. 19 août 2014 à 15 h 55 mi

    Bonjour et merci encore une fois de tes infos.
    Qui permettent aussi des comparer avec son propre matériel.
    Compliments pour tes héritières ;-))
    Bien amicalement en attendant les infos sur le sac à dos.
    Tu avais d’ailleurs il y a qq. temps déjà communiqué un type de sac chez arklight.
    Maurice

  2. SebL
    20 août 2014 à 13 h 18 mi

    Article bien intéressant.
    De notre côté, pour les sorties bivouac (à pied, à VTT, en cyclo) en moyenne montagne (entre -5°C et +5°C) on a des sacs de couchage Triple Zero de type Ansabere 500 (Ansabere 400 avec une rallonge de 100g de duvet, soit 500 g de duvet en tout).

    Nous en sommes très contents (léger : environ 750 g, et très compressible) même si -5°C constitue la limite d’utilisation raisonnable.

    Et en plus ces sacs sont fabriqués en France avec du duvet français… !

    • 20 août 2014 à 23 h 38 mi

      J’ai un duvet vraiment hivernal de Triple Zéro. Mais pour les autres saisons, à masse de duvet égale j’avais trouvé ce modèle (sans duvet « inutile » dans le dos et à l’enveloppe plus légère) préférable à l’Ansabère 400 pour gagner un peu en température extrème. Je n’ai pas fait de mesures très précises ni encore beaucoup de bivouacs avec, mais il me semble qu’à -5°je serai bien à l’aise…

  1. 5 septembre 2014 à 8 h 31 mi

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :