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Un Grand Veymont automnal…

Mardi matin, la météo annonce des nuages assez hauts (vers 2000m). Il faut donc choisir un objectif à la fois assez haut pour émerger, et pas trop haut pour ne pas rencontrer les gros névés encore très présents en ce début d’été 2013.
Du coup…départ à 3h30 du parking de Gresse, pour rejoindre le Grand Veymont. L’office du tourisme de Gresse a pu me renseigner, pas de troupeau sur le grand champ au départ, ni sur l’itinéraire (je préfère éviter de passer de nuit à quelques mètres des patous…). Mais le ciel est bien bouché, difficile de dire précisément à quelle altitude exactement sont les nuages…mais ils semblent assez hauts.

Vers « sous le Pas de la Ville », je vois pendant quelques instants des bandes de brumes qui recouvrent le sommet : pas bon, ça. Vers 4h30 au pas de la Ville, je suis depuis un petit moment dans des nuages qui semblent mobiles et épais. Je décide quand même de continuer : c’est trop tôt pour rentrer au boulot, trop tard pour rentrer dormir, alors…

Peu après, je vois enfin la lune qui brille et quelques étoiles. Comme souvent par fort vent de nord, les nuages sont très mobiles et peuvent en quelques instants se déplacer ou se former, ou au contraire dégager totalement, une zone de plusieurs centaines de mètres de denivelé.

Vers 2100m, le sommet devient partiellement blanc, deux ou trois centimètres de neige récentes sur de larges zones, et des pierres bien glissantes même quand elles ne sont pas blanches. En revanche, un seul névé restant de l’hiver, 5 mètres à traverser et possibilité de le contourner en s’écartant du sentier.

Pendant les 200 derniers mètres de l’ascension je suis souvent dans la brume, mais avec quelques moments d’éclaircie. Arrivé au sommet à 5h15, c’est pareil : les nuages couvrent et découvrent le sommet. On voit, par moment, le paysage d’où émergent en permanence les plus hauts sommets de Belledonne, des Écrins et du Dévoluy, et par intermittence le Vercors et les sommets intermédiaires de ces hauts massifs. La Chartreuse, elle, est en grande partie recouverte.

Le vent est froid et fort, mon thermomètre annonce -5°. Et les nuages poussés par le vent de nord se forment de moins en moins longtemps sur le sommet. Au lever de soleil, j’y vois !!

Mais le Mont Aiguille restera quasiment tout le temps bouché : quelques secondes de dégagement partiel de temps en temps.

Quand je commence à descendre, les nuages ont laissé la place au soleil.

Une petite pose sur les crêtes avant de rentrer…

À la voiture un peu avant 8h…finalement aucun regret d’avoir insisté malgré les impressions négatives de la montée.

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Catégories :brève de rando
  1. 27 juin 2013 à 7 h 16 mi

    Quel courage et super prise pour la première!

  2. vincent
    27 juin 2013 à 15 h 14 mi

    oui, c’est vrai, pas commodes les patous au pied du Veymont !

  3. François-Dominique Menneteau
    29 juin 2013 à 10 h 47 mi

    Toujours aussi magnifique à ces heures là.

    Toujours aussi tenace et entreprenant. Bravo !

    Quant aux nuages, tout s’éclaire :
    Dès l’aube, la lumière diffuse apporte de l’énergie au sol qui cesse de se refroidir puis s’échauffe un peu. Les nuages s’y forment moins facilement.

    A l’aurore, les premiers rayons frappent les falaises Est du Vercors perpendiculairement. Il n’y a pas mieux comme orientation. La roche nue s’échauffe vite et échauffe l’air à son contact. Celle ci s’éloigne du point de saturation et se dilate. Les ascendances thermiques commencent TOUT de suite. Elles balaient les nuages. Dans les zones descendantes avoisinantes formées par contrecoup, les nuages s’évaporent par compression adiabatique.

    Le Mont Aiguille devait être quasiment dans l’axe des premiers rayons et seul sa proue à prie le soleil. Il lui faudra plus de temps pour se sortir des nuages.

    Les patous :
    J’ai croisé à la pleine lune ceux de la Grande Cabane. Ils ont aboyés longtemps bien que je fusse loin. Puis l’un des deux est venu tranquillement me voir.
    Le lendemain, il viendra gentiment me réveiller dans ma sieste sur le chemin du retour, me préférant quelques instants aux brebis et aux chèvres.

    Cordialement,

    François-Dominique Menneteau

    • guillaumelaget
      7 juillet 2013 à 18 h 41 mi

      merci pour les explications, à l’occasion de cette nouvelle observation du phénomène, finalement très agréable pour le photographe qui ne s’est pas levé pour rien !

  4. 3 juillet 2013 à 19 h 35 mi

    Bravo! une lumière magnifique au sommet, les bancs de nuages en prime.

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