Archive
L’agilité du bouquetin…
Cet été, après un bivouac à la pointe de Venise, sous le Viso, j’ai reçu la visite un bouquetin.
Toujours aussi agile, cet animal…
Piqûre de rappel…
La societé du photographe « marin » français le plus connu, Philip Plisson, vient de subir un incendie et, semble-t-il, de perdre une partie de son fonds, diapositives originales comme archives numériques.
J’espère pour eux que les conséquences ne seront pas trop dramatiques, et qu’une fois le bilan des pertes fait les archives retrouvées permettront de continuer.
Pour les diapositives il semble que les coffres ignifugés n’aient pas suffi…pour la partie numérique, cet évènement malheureux est l’occasion de rappeler les principes de base de l’archivage informatique, qu’il s’agisse d’archives de famille ou de 30 années d’archives d’un photographe pro : multipliez les sauvegardes, et surtout stocker les en des endroits éloignés les uns des autres, que ce soit manuellement (transport de disques durs !) ou par le réseau.
Le coût de quelques disques durs est ridicule par rapport au coût de revient de plusieurs années d’archives, si on compte le matériel, les trajets, le temps passé…
Rappel d’un billet sur le sujet écrit ce printemps :
https://guillaumelaget.wordpress.com/2010/03/23/sauvegardez-plutot-deux-fois-quune/
Allumage d’une charbonnière
Quelques images de l’allumage de la charbonnière de la forêt de la Luire, en Vercors, dont je parlais dans le billet de vendredi…
La « cheminée »…et en bas le feu dont les braises serviront à l’allumage :
Les premières braises sont versées dans la charbonnière :
On remplit maintenant le vide avec du bois…
Public nombreux !
Et voilà une vue d’ensemble…la charbonnière va être fermée, et il faudra une quinzaine de jours pour que la transformation en charbon soit totale.
Liste de matériel
J’ai déjà expliqué dans ce billet pourquoi et comment, depuis le début de l’été, je réduis drastiquement le poids de mon sac-à-dos.
Après quelques semaines de mise-au-point et de test « en condition » -avec les vacances et la météo excellente, le mois d’août a été très riche pour moi en occasions de sorties : 25 sorties et plus de 20000m de dénivelé- le moment est venu de détailler ma liste de matériel…avec quelques commentaires.
D’un côté, le matériel photo :
le plus gros gain a été le passage d’un gros fourre-tout rembourré, peu pratique à porter et lourd, à un simple sac d’épaule (305g).
Il contient (sans forcer) de quoi couvrir 99% des situations photographiques que je rencontre en tant que photographe-paysagiste : appareil 5D markII (940g), objectifs 17-40 f/4 (545g), 50mm f/1.4 (310g), 70-200 f/4 IS (850g), bague-allonge (75g), et « petit matériel » : télécommande IR (85g), intervallomètre (85g), filtre gris neutre et filtre polarisant de grand diamètre (80g en tout), batterie de rechange (75g), 2 cartes mémoire de rechange (30g), de petits gants (30g), soit au total 3430 grammes.
Je rajoute un mini-trépied peu stable mais très largement suffisant pour l’usage que j’en ai (y compris des poses longues de nuit), pesant 610g, on arrive pour le matériel photo à un total de 4050g.
Exceptionnellement (ce n’est arrivé qu’une fois cet été pour le 35mm) je rajoute un 35mm f/2 (photos de nuit), un objectif macro (périodes où les fleurs sont nombreuses), un 300mm (photo de faune, en automne)…
Vient ensuite le sac-à-dos…
Je suis passé d’un excellent mais très lourd Deuter de 42l à un sac Golite Peak de 36l (763g).
Léger, il est extrèmement bien conçu : deux grandes poches sur le côté, l’une contient le trépied et l’autre une bouteille d’eau de 1l ou 1.5l.
Une ceinture ventrale propose deux poches (amovibles) qui contiennent, pour l’une un GPS, pour l’autre une lampe-dynamo, et quelques barres de céréales (300g pour tout cela).
Le dos est en mousse, sans armature. L’aération est théoriquement moins bonne que sur mon ancien sac (filet écarté du dos) mais je transpirais quand même beaucoup, et je n’ai pas senti de différence en confort..
Originalité du sac, la poche principale ne se termine pas par un rabat mais par une simple jupe d’extension fermée par une ficelle doublée d’un classique « clip » plastique. Pas très esthétique, mais très pratique et rapide à manipuler.
Le fond de sac est constitué de trois éléments qui ne servent que rarement : une veste impérméable et respirante (Mica) : 205g, une chaude doudoune Golite (434g), des moufles « grand froid » (120g). Je range ici aussi une polaire fine qui suffit largement en été (350g), doublée de la veste en cas de vent ou de plus.
Je place aussi dans une boite en plastique étanche tout un lot de petites affaires : toute petite pharmacie, pain d’épice et pate d’amandes, une boussole, deux piles de rechange pour le GPS (piles au lithium se conservant 10 ou 15 ans..), du fil à coudre, une paire de lunette de soleil…tout cela pour un total de 350g.
Et évidemment, en cas de pluie, je protège tout ce fond de sac ainsi que mon sac-photo qui rentre « à l’aise » dans cette poche principale par un gros sac-poubelle.
Dernier élément du sac : une large poche avant fermée par une fermeture éclair, qui contient le matériel qui sert souvent : une serviette fine, des mitaines-moufles (invention géniale !), une cagoule fine, quelques sacs-plastique…Et puis un baton produisant par réaction chimique une lumière faible, en cas d’urgence et de panne/oubli de mes deux autres lampes, dynamo et Tikka.
Tout cela pour un total de 250g.
Sur les bretelles du sac, je fixe enfin par une cordelette une petite bouteille de 50cl d’eau..plus économique et pratique à mon sens qu’une gourde souple avec tube (délicat à nettoyer et qui risque de se percer dans le sac-à-dos…)
Au total, ce sac-à-dos pèse environ 4300g…1.5l d’eau et de la nourriture pour une demi-journée de rando incluses.
Je rajoute un sac-banane « de ville » avec un peu d’argent, un couteau-suisse, une lampe Tikka, un peigne, une brosse-à-dents, etc…pour environ 400g, j’arrive à un total de moins de 9 kilos tout compris.
Par rapport aux 13 ou 15 kilos portés jusqu’à présent dans les mêmes conditions (matériel plus lourd, un peu plus abondant, côté photo comme côté rando), je peux certifier que cela change beaucoup de choses et que montées comme descentes sont bien plus agréables…pour le souffle comme pour les genoux !
J’ai aussi testé deux bivouacs d’été par beau temps : en rajoutant un petit sac de couchage (1kg), un matelas très fin (200g) et environ 500g de nourriture, on peut passer une nuit ou deux dans d’excellentes conditions si le ciel est sec…Pour la randonnée au long cours, on trouve des tentes de 1kg, mais il devient difficile de rester vraiment léger avec 4 kilos de matériel photo…quand les randonneurs légers (voir le site randonner léger pour plus d’infos !) s’en sortent avec des sacs de 8, 10 kilos pour une semaine, j’en aurais forcément 12 ou 14…toujours mieux que les 25 kilos d’un demi-tour du Queyras effectué il y a une dizaine d’années !
D’un autre côté, un certain nombre d’éléments de la liste (doudoune et moufles, 3 sources de lumière, …) ne sont certainement pas nécessaire pour des randonnées courtes en été/automne..il serait certainement possible de gagner un bon kilo, kilo et demi avec un équipement totalement optimisé. Mais je préfère quand même garder un peu de marge…
En espérant que chacun puisse trouver dans ce qui précède non pas une marche à suivre détaillée pour s’alléger, mais des idées à s’approprier et adapter à son propre usage…bonnes randonnées !
Pluie sur les Escoyères
Les images ne sont pas d’aujourd’hui, mais datent du mois d’août, l’une des deux seules vraies pluies que j’avais pu observer depuis le mois de juin…petite pluie fine sur la descente depuis les chalets de Bramousse, et trombes d’eau sur les 5 dernières minutes avant d’arriver à la voiture…
L’automne arrive !
Le hameau des Escoyères et la Dent de Ratier sous la pluie…
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