Le Queyras ou la randonnée payante…
Triste tentative de faire payer l’accès à la montagne hivernale, dans le Queyras cette fois : cinq “fonds de vallée” dont la route de l’Izoard et le Haut-Guil seront cette année payant pour tous les usagers (randonneurs à pied ou à raquettes, skieurs, …). Même les skieurs de randonnée et raquettistes qui n’ont jamais demandé d’entretien ou de damage de ces itinéraires ! Je me déplace l’hiver à raquettes et je n’ai pas besoin de damage pour avancer.
(l’annonce ici)
Une idée parfaitement contre-productive pour l’image comme pour l’économie du Queyras…
Je suis allé faire une douzaine de randonnées dans le Queyras cet été, et une dizaine cet automne (logeant à Saint-Crépin pour les vacances).
A chaque fois, j’en profite pour faire des courses, profiter des produits régionaux, prendre de l’essence à Ville-Vieille plutôt qu’à Guillestre ou Montdauphin, … bref pour essayer de faire vivre le massif.
Mais il est certain que si on cherche à m’obliger à payer quelques euros pour pouvoir emprunter un itinéraire (d’autant plus s’il est situé sur une route départementale !!), je risque soit d’aller voir ailleurs si la neige y est plus libre, soit prendre bien soin de ne pas dépenser le moindre centime dans le massif en dehors du péage.
Quelques euros “gagnés” d’un côté, quelques centaines d’euros perdus de l’autre…et encore les euros du péage, il faudra avoir de bons arguments pour que je les paie, et payer du personnel aux heures “étranges” où je sors faire des photos.
C’est clair que ça ne donne pas envie d’y aller…
Complètement ridicule et proprement illégal si tu ne passes pas sur la piste. Par contre, la piste ou la trace appartient à celui qui l’entretient. Mais en faisant payer l’accès, ils prennent surtout un gros risque, car ils deviennent responsables…
En même temps, le damage coûte cher, et hormis quelques acharnés comme toi Guillaume, il profite à tous. Sur Névache, le débat avait fait rage mais depuis que c’est payant, les pistes sont (un peu) mieux entretenues et surtout, le système a été pérennisé.
Au final, on se demande pourquoi le département ou la région, qui payent l’entretien des routes, ne paierait pas pour l’entretien des pistes lorsque la route est fermée ?
Le souci (qui se pose déjà pour de nombreux sites de ski de fond, moins intéressants pour les randonneurs) c’est quand la piste occupe toute la largeur disponible. Dès que la pente est raide il est difficile de sortir des lacets de la route, donc en damant 100% au lieu de 80% de la largeur, on oblige de fait les randonneurs à emprunter la piste même s’ils n’ont jamais réclamé le damage.
Dans ces circonstances (panneaux d’interdiction sans itinéraire alternatif proposé pour les raquettistes), déjà rencontrées sur de petites portions en Chartreuse ou dans le Vercors, j’ai tendance à consciencieusement marcher au milieu de la piste – plutôt que, comme je le pratique habituellement, de marcher sur le côté pour ne pas déranger.
Sur la fréquentation, pour de grands domaines de ski de fond en terrain plat ou vallonné tu as sans doute raison, mais je ne suis pas sûr que le nombre de skieurs de fond ou raquettistes soit négligeable sur la route du col Agnel ou du Belvédère du Viso…?
Sur le rôle des départements et régions, pourquoi pas ? Mais sur le Haut-Guil c’est justement pour des raisons financières que la route du Viso a été fermée il y a une vingtaine d’années, non, la DDE ou le département ne voulant plus entretenir ?
Oui bien sûr, le problème de l’entretien est celui du financement, croisé avec la responsabilité. On ne peut plus comme avant laisser des routes dangereuses, donc entretenir aujourd’hui signifie un coût bien plus élevé.
Je pense néanmoins que le damage par le département représente un coût ridicule par rapport au déneigement ou autre. C’est aussi une question de volonté. Par exemple, à Névache, le chasse-neige fait un mur empêchant de traverser la route depuis la piste de ski, mais jamais on a obtenu le simple coup de pelle qui aurait réglé le problème. Alors, on se le palpait à la main…
Connaissant très bien le Queyras, je suis navré d’apprendre qu’une décision aussi absurde ait pu y être prise. Je conteste le bien fondé d’une telle mesure mercantile. L’espace publique devient ainsi une source de profit sous prétexte qu’un service y est rendu, mais comme pour le damage des itinéraires raquettes, il n’est pas réclamé par les usagers qui y perdent une bonne part du plaisir à faire leurs propre traces !
Il faut contester cette mesure aux élus locaux !
Bien. Parfait, même!
Je choisirais un autre endroit pour randonner…..
Dommage parce que c’est un bel endroit bien photogénique!
f-wtss
Je vais vous contredire mais de nombreux vacanciers sont d’accord pour payer contre un service rendu : Le damage de leur balade (4 dnas le Queyras). En effet tous ne sont pas des marcheurs (raquettes ou ski de randos) chevronnés et veulent faire – avec leurs enfants souvent – une balde simple et facile. D’ailleurs le vercors et le Jura pensent à une mesure similaire car il n’est plus possible que seuls les skieurs de fond participent à l’effort pécunier. La législation autorise cette taxation. Quant-à vous, randonneurs chevronnés, je ne vous vois pas sur ces itinéraires, alors pourquoi vous plaindre ?
Je voulais justement revenir sur le sujet…parce que je reviens d’un séjour dans le coin, et parce qu’un article du Dauphiné en parlait hier…
Juste quelques phrases de réponse ici :
- je ne sais pas si je suis un randonneur chevronné, mais si vous ne m’avez pas vu vers la Casse Déserte, au lac de Roue, au Petit Belvédère du Viso ou au col Agnel, c’est que vous n’avez pas bien regardé, ni regardé mon site
C’est d’autant plus gênant si l’interdiction concerne aussi les gens qui voudraient aller plus loin : par exemple, jusqu’au refuge du Viso…
- si le damage coûte trop cher par rapport au nombre de skieurs, ce n’est pas aux randonneurs de payer à leur place…arrêter de damer, si ça n’intéresse pas assez de monde…en plus ça fera vendre des raquettes.
- j’aimerais bien connaître les textes qui permettent de faire payer des randonneurs à pied sur une route…en tout cas si j’en crois l’article du Dauphiné d’hier, la conclusion était : “paiera qui veut, on n’a personne habilité à verbaliser”…
- me concernant, au lieu d’aller visiter et photographier le Viso depuis le Petit Belvédère, j’ai choisi d’autres randonnées dans le Queyras. Et par ailleurs au lieu d’acheter comme à chaque fois que je viens (de Saint-Crépin) du pain, quelques courses, ou mon essence à Chateau-Ville Vieille, j’ai dépensé les 80 ou 100 euros correspondant à Guillestre et l’Argentière.
Un des trucs agréables dans la nature, en randonnée, c’est qu’on n’a pas besoin d’avoir la main dans le porte-monnaie toutes les cinq minutes, y compris pour pisser, comme en ville. Si maintenant, il faut payer pour aller sur les sentiers, où allons-nous ? Et puis il y aura toujours l’ami qui dira “Ah ! j’ai pas de monnaie, tu peux m’avancer trois euros ?”, après ça fait des comptes d’apothicaires et ça fout la m… C’est bien de dénoncer cela. tu as entièrement raison.